Auriez-vous été reçu dans la Rose-Croix d’Or de 1710 ?
En 1710, un certain Sincerus Renatus publie à Breslau les lois de la Fraternité de la Rose-Croix d’Or : soixante-trois frères, pas un de plus, et une façon d’y entrer qui ne ressemble à aucune autre. Sept questions, chacune à côté de ce que le texte dit.
C’est la Rose-Croix d’Or allemande, celle des alchimistes du XVIIIᵉ siècle — à ne pas confondre avec l’école néerlandaise du même nom, fondée au XXᵉ siècle, qui a son propre test. Nous suivons les lois de 1710 telles que les résume et les cite l’historien A. E. Waite. Rien n’est envoyé nulle part.
D’où vient ce texte, et ses limites
Les lois paraissent à Breslau en 1710 dans Die wahrhaffte und vollkommene Bereitung des philosophischen Steins der Brüderschafft aus dem Orden des Gülden- und Rosen-Creutzes, sous le nom de Sincerus Renatus (Sigmund Richter). Nous les avons lues dans le résumé d’Arthur Edward Waite, The Brotherhood of the Rosy Cross, Londres, 1924, p. 403-409, sur archive.org : c’est lui qui les regroupe et les cite, et non l’original allemand.
D’après ce texte, l’ordre se dit possesseur de la pierre et de l’élixir ; il compte soixante-trois frères au plus ; il reçoit les catholiques, interdit qu’on interroge un frère sur sa foi, et refuse les membres d’ordres religieux. Waite doute que cet ordre ait existé tel que les lois le décrivent.
Ce que nous n’avons pas lu. En 1777, une Rose-Croix d’Or réformée, à neuf grades, recrute parmi les francs-maçons d’Allemagne : c’est elle que les historiens connaissent le mieux. Ses règlements ne sont pas ceux de 1710 et nous ne les avons pas lus.