Auriez-vous été reçu au premier degré martiniste ?
Le premier degré s’appelle « Associé ». Le rituel de 1896 dit qui peut demander, qui enquête, et ce qui se passe derrière la porte. Sept questions, chacune à côté de ce que le texte dit.
L’Ordre martiniste a été fondé à Paris par Papus vers 1890. En 1896, son délégué pour les États-Unis, Édouard Blitz, publie le rituel complet avec l’approbation de Papus. C’est ce texte que nous suivons, de la demande jusqu’à la remise du premier degré. Rien n’est envoyé nulle part.
D’où vient ce texte
Édouard Blitz, Ritual and Monitor of the Martinist Order, 1896, première édition, avec la recommandation signée « Dr. Papus, President of the Supreme Council ». Lu sur archive.org. Le livre donne trois degrés : Associé, Initié, puis Supérieur Inconnu. Après la réception, le premier degré est remis avec une épée ; le rituel le dit équivalent au quatrième degré du rite ancien attribué à Saint-Martin.
Un ancien dirigeant d’ordre raconte qu’en France, dans les années 1970, une branche martiniste ne recevait que les membres d’un autre ordre déjà parvenus à un certain degré. Le texte de 1896 ne demande rien de tel : c’est une règle plus tardive, que nous n’avons lue nulle part.