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Une loge de 1723 vous aurait-elle admis ?

Les Constitutions des francs-maçons, imprimées à Londres en 1723, contiennent les « Obligations d’un franc-maçon » : qui peut être admis, et comment un maçon doit se conduire. Sept questions, en regard du texte.

Ces Obligations sont le texte fondateur de la franc-maçonnerie moderne. Elles décrivent un caractère, pas un secret. Répondez pour vous-même ; rien n’est envoyé nulle part.

1. Ceux qui vous connaissent diraient-ils que vous êtes honnête et de bonne réputation ?
Les personnes admises comme membres d’une loge doivent être des hommes bons et loyaux […] ni immoraux ni scandaleux, mais de bonne réputation.
2. Êtes-vous majeur, et libre de vous engager — personne d’autre ne décide pour vous ?
Nés libres, d’un âge mûr et réfléchi, non serfs.
3. Savez-vous siéger avec des gens d’autres croyances en gardant vos opinions pour vous ?
Être des hommes bons et loyaux, ou hommes d’honneur et de probité, quelles que soient les dénominations ou confessions qui les distinguent ; par quoi la maçonnerie devient le centre de l’union, et le moyen de nouer une amitié vraie entre des personnes qui seraient restées à perpétuelle distance.
4. Vous tenez-vous à l’écart des complots contre le pays où vous vivez ?
Un maçon est un sujet paisible des pouvoirs civils, où qu’il réside ou travaille, et ne doit jamais se mêler de complots et de conspirations contre la paix et le bien de la nation.
5. Acceptez-vous d’être promu au seul mérite, jamais à l’ancienneté ni au rang ?
Tout avancement parmi les maçons se fonde sur la valeur réelle et le mérite personnel seulement […] C’est pourquoi nul maître ni surveillant n’est choisi à l’ancienneté, mais pour son mérite.
6. À table, vous arrêtez-vous avant l’excès, sans jamais pousser quelqu’un à boire ?
Vous pouvez vous réjouir d’une gaieté innocente, vous traitant les uns les autres selon vos moyens, mais en évitant tout excès, et sans forcer un frère à manger ou à boire au-delà de son inclination.
7. Savez-vous laisser vos querelles à la porte ?
C’est pourquoi aucune pique ni querelle privée ne doit passer la porte de la loge.

James Anderson, The Constitutions of the Free-Masons, Londres, 1723, Obligations I à VI ; notre traduction.

D’où vient ce texte

La Grande Loge de Londres s’est formée en 1717. En 1723, le pasteur presbytérien James Anderson publie ses Constitutions : une histoire légendaire du métier, les six Obligations, les règlements et quelques chansons. L’édition de 1723 est sur archive.org.

Cette page n’appartient à aucune loge et n’ouvre aucune porte. La franc-maçonnerie existe aujourd’hui en de nombreuses obédiences indépendantes, chacune avec ses règles d’admission ; aucune n’utilise cette page, et nous ne sommes affiliés à aucune.