Un maître tantrique vous aurait-il prise pour disciple ?
Les Tantras ne demandent pas ce qu’on imagine. Ils dressent une liste de qualités, et une liste plus longue de gens à refuser. Sept questions, chacune à côté de ce que le texte dit.
John Woodroffe, juge à Calcutta, a publié sous le nom d’Arthur Avalon les premières études sérieuses des Tantras. Dans Shakti and Shakta (1918), il rapporte ce que deux d’entre eux exigent de qui veut être initié. Le test vaut pour une femme comme pour un homme : ces textes, écrit-il, s’adressent aux deux sexes. Rien n’est envoyé nulle part.
D’où vient ce texte, et ses limites
Nous n’avons pas lu les Tantras eux-mêmes, mais ce qu’en rapporte Woodroffe dans Shakti and Shakta (1918), lu sur archive.org. Il cite la liste du Gandharva Tantra en entier et dit du treizième chapitre du Kularnava Tantra qu’il contient « une longue liste » dont il ne donne qu’une partie : notre test ne peut donc pas être complet.
Woodroffe écrivait pour défendre ces textes contre l’accusation de débauche ; son choix de citations sert cet argument.