L’horoscope onomantique de Paul Christian
En 1870, Paul Christian décrit un horoscope qui ne regarde pas le ciel : il part de vos noms et de votre date de naissance, et en tire arcanes et planètes par le calcul. Nous avons reconstitué sa méthode pas à pas.
Ce que la page fait, et ce qu’elle ne fait pas
Elle exécute le calcul du livre VI de l’Histoire de la magie : l’alphabet des Mages, le calendrier, les cycles de trente-six ans, les sept cercles fatidiques de soixante-dix-huit arcanes. Nous avons vérifié la reconstitution sur l’exemple que Christian donne lui-même, l’horoscope de Louis XVI : elle rend les mêmes sommes (200, 137, 30, 13, 41), la même année culminante (1786) et les mêmes signes, maison par maison.
Elle ne donne pas de présages. Christian renvoie pour cela aux « clefs générales » de son livre VII, plusieurs centaines d’aphorismes que nous n’avons pas transcrits. La figure est ce que la méthode produit ; sa lecture reste à faire.
Trois points où nous avons dû décider
- La table des cycles du livre s’arrête en 2016. Nous prolongeons la même règle : un cycle de Saturne s’ouvre en 2017.
- La lettre W n’existe pas dans l’alphabet des Mages. Nous la comptons comme un V.
- Christian intercale cinq jours « épagomènes » dans le Cancer (20, 22, 24, 26 et 28 juin) sans dire quel degré leur donner. Nous prenons le degré qui précède.
Un nom non latinisé donne un autre résultat : c’est la méthode qui le veut, et Christian lui-même dit qu’il ne faut « opérer que conditionnellement ».